Imagination et alchimie à la Renaissance : l'exemple du tarot de Marseille. Vol. 1. Tarot alchimique : une approche philosophique

Imagination et alchimie à la renaissance
Le tarot de Marseille, version sans doute la plus connue du tarot, comporte 78 lames. Parmi celles-ci, les 22 lames dites « majeures » restent une énigme continuellement réinterrogée. Au milieu du XV<sup>e</sup> siècle, Marsile Ficin crée l'Académie florentine, qui devient un moment majeur du Quattrocento . La chute de Constantinople, l'apport de textes grecs et hermétiques en Italie, renouvellent le questionnement philosophique et religieux. Une culture magique prend naissance qui honore Moïse, Mahomet et Jésus. L'Orient y apporte Hermès Trismégiste, honoré comme un nouveau prophète. Tout cela sent le soufre ; l'Inquisition veille. Le tarot est né de ces influences. C'est ce que l'auteur a souhaité démontrer.
Le jeu, à travers ses lames, propose sur le mode masqué, un parcours initiatique, où se profilent des influences néoplatoniciennes qui ont irrigué les religions du Livre. Les sources philosophiques et alchimiques du jeu fonctionnent sur le mode symbolique, animé par l'imagination active. Ce jeu a traversé les siècles, quasiment inchangé, en dépit du siècle de Galilée qui devait rendre obsolète le questionnement de type ésotérique tel qu'on aimait le pratiquer dans toutes les cours d'Europe à la Renaissance.