La délation sous l'Occupation

La délation connut son âge d'or en France pendant
l'Occupation. Les Français, encouragés par l'occupant
nazi et les collaborateurs vichystes, donnent de la plume
et dénoncent à la Gestapo ou à la milice française
résistants, Juifs, communistes, francs-maçons et tous
ceux supposés l'être.
De 1940 à 1944, entre trois et quatre millions de
lettres alimenteront les officines de répression. Rares
sont les missives jetées au panier. Ces courriers entraînent
la plupart du temps l'ouverture d'une enquête à l'issue
souvent tragique. Arrestation, emprisonnement, spoliation,
déportation et exécution suivent selon la multitude de
crimes et délits prévus par ces lois d'exception. C'est
le règne de l'arbitraire et des règlements de comptes à
moindres frais.
Quelques-unes de ces lettres sont reproduites dans ce
document implacable et terrifiant.