Taiji quan, tradition et modernité

Ce que l'on appelle aujourd'hui taiji quan est une boxe taoïste interne, créée à la fin du 13ème siècle, sous
la dynastie des Song du sud, en Chine, caractérisée par une grande instabilité politique et sociale propice
à l'éclatement de jacqueries et de révoltes populaires. Dans ce contexte, la maîtrise d'un art martial était
une question de survie. Or, les adeptes de cette boxe souple centrée sur l'énergie interne purent non
seulement se défendre avec efficacité mais aussi acquérir une solide santé. Quant aux prêtres et ermites
taoïstes, ils étaient en quête d'immortalité, en réalité, de longévité.
Sept siècles après, nos sociétes développées, bien que politiquement stables, génèrent de l'insécurité et
de l'angoisse. En effet, parmi les plus vulnérables, femmes et séniors sont trop souvent victimes
d'agressions de toute nature. Par ailleurs, devenu malheureusement une pathologie à la mode, le «stress»
frappe pour des raisons diverses et variées de plus en plus de monde. Dans le même temps, la recherche
du «bien-être» et du «mieux vivre» est dans l'air du temps.
De ce fait, le taiji quan apparaît comme un art remarquablement adapté à la modernité dans sa double
dimension auto-défense et santé, tant physique que mentale.
Précis pratique pour la vie quotidienne, cet ouvrage n'a d'autre ambition que celle d'inciter à la pratique
du taiji qui est un magnifique trésor légué par la civilisation chinoise.