Moyen-Orient 2012 : bilan géopolitique

Un an d'analyses de l'Institut MEDEA. Au Maghreb et au Moyen-Orient,
l'année 2012 a vu la lente transformation politique, économique
et sociale se poursuivre et la démocratie balbutiante continuer son chemin.
En réalité, les situations étant diverses selon les États, nous avons
été nombreux à croire et espérer en des processus révolutionnaires brutaux
et rapides tout en craignant une déstabilisation régionale complète.
Cela n'a pas été le cas et c'est tant mieux. Mais les instabilités locales sont
bien présentes. Ce qui est sûr, c'est que les pays qui sont parvenus comme
la Tunisie, la Libye, l'Égypte à se défaire de leur anciens dictateurs, sont
en train d'expérimenter la démocratie avec de nouveaux impératifs complexes
issus du jeu électoral. De l'autre côté du spectre, des pays comme
la Syrie sont dans des situations tragiques, ne parvenant pas à se défaire
de leur pouvoir fort et connaissant une guerre civile sans précédent. Au
milieu, des pays relativement discrets comme le Maroc ou la Jordanie
avancent avec silence non sans certaines inquiétudes alors que des pays
forts et tout aussi autoritaires tentent de tirer leur épingle du jeu en
influençant le destin de certains pays ou en prenant un rôle de leadership
régional comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar.
Dans cet ouvrage coordonné par Sébastien Boussois, nous retrouverons
une présentation des grands enjeux géopolitiques, stratégiques, politiques
et sociaux qui nous ont semblé déterminants l'année dernière pour
comprendre voire anticiper les évènements de l'année à venir. C'est dans
ce contexte que l'Institut MEDEA livre pour la première fois son bilan
géopolitique annuel et le meilleur des ses analyses de 2012.