Ile de Ré

Cet ouvrage nous emmène en promenade avec des amoureux de Ré la
Blanche, Robert Béné, Michel King, tous deux sous le charme de cette île
au calme bonheur.
Michel King, peintre officiel de la Marine, parisien normand, pose son
chevalet depuis plus de vingt ans, au printemps et à l'automne, sur
les multiples sites de cette île inspiratrice. Rien n'échappe à l'artiste,
familier de la mer et de ses côtes : les plages des baignades estivales,
l'estran de bas rochers sépia territoire de la pêche à pied, le graphisme
noir des tables métalliques constituant les parcs à huîtres, les rivages
de dunes plantées de chênes verts. Les ports et les villes aux étroites
ruelles fleuries lui sont également sujets à tableaux. Dans les terres, il
découvre les salines et les marais réserves d'oiseaux : hérons, canards,
avocettes, chevaliers... et puis les alignements de vignes et les bois aux
pins majestueux. Ré revêt ainsi sa plus belle robe, fraîche et colorée, tout
en aquarelle.
En harmonie, la plume dans l'encrier de ses souvenirs, Robert Béné nous
raconte le temps où son île n'était pas amarrée au continent, où le raisin
se récoltait à la main, où les ânes portaient la culotte... Cette longue
bande de terre étranglée au Martray lui appartient en toutes saisons.
Les vacanciers ne soupçonnent pas les tempêtes du Perthuis breton, ils
n'imaginent pas allongés devant la mer lisse et bleue de l'été qu'elle
puisse être agitée et grise. Robert Béné, descendant de Rétais établis
depuis plus de douze générations, mais plus encore Maritais, c'est-à-dire
habitant de Sainte-Marie, autochtone gardien de mémoire, reste fidèle,
sans nostalgie à sa coquette île, malgré les évolutions contemporaines.
Ce navigateur écrivain a fait escale pour traduire ses rêves et partager
ses amours.
Le bonheur se cache derrière les volets verts des maisons de Ré la Blanche.