Requiem pour un(e) trentenaire

Ce qui est franchement dommage et profondément navrant avec un
essai tel que le Requiem pour un(e) trentenaire de Wilfried Salomé,
c'est que les premiers concernés soit :
- ne le liront pas,
- feront semblant de ne pas l'avoir lu ou,
- vomiront toute la haine viscérale que cela leur inspire.
C'est regrettable à plus d'un titre. D'abord, car au-delà de la dureté des
propos de Wilfried Salomé à l'égard de ses contemporains, ce texte est
une déclaration d'amour formidable. Ensuite, car une fois passée la
gifle du constat, reste la proposition magnifique d'ensemble
construire demain, faute de ne l'avoir fait hier. Enfin, puisque rester
vexé dans son coin ne fera que confirmer la justesse du propos :
couillon (voilà tant de temps que je rêvais d'utiliser ce mot sur une
quatrième de couverture).
Amis trentenaires, vous vous êtes indignés avec Stéphane Hessel,
révoltez-vous avec Wilfried Salomé. Lisez ce pamphlet, relisez-le,
offrez-le à vos amis, discutez, débattez. Je rembourse l'ouvrage à tous
ceux qui me prouveront avec force arguments que tout ceci est faux.
J'encourage les autres à se lever, le réveil a sonné.