Le bleu de la mer

Un homme s'en revient, après quarante ans d'exil, sur la rive bretonne
qui l'a vu naître. Une fin de partie solitaire mais vouée enfin à la paix
- tout juste troublée par la morsure douce amère du souvenir. Entre
son atelier (il est peintre) et le café de la plage tenu par un ancien
camarade d'école, entre son jardin et la grève où il se promène chaque
jour, il s'essaie à vivre selon une sagesse qui n'est pas trop dans sa
nature. Jusqu'à ce jour d'été où une femme, encore jeune, vient le tirer
de cette quiétude qui fait semblant de ressembler au bonheur.
Où les lecteurs fidèles de Cédric Morgan ( Cet hiver-là , 1990 ; Les Ailes du
tigre , 1993 ; L'Enfant perdu , 1996 ; Le Bonheur en douce , 1998) le
retrouveront dans un registre un rien plus grave qu'à l'ordinaire
- toujours servi par ce même style tenu, ouvert pourtant à l'impertinence
et aux gourmandises sensuelles, qui a parfois conduit la critique à
évoquer, le concernant, les figures tutélaires de Gracq et de Nabokov.