Dipanda, la vie dangereuse

Nous interrogeons le passé
Pour rénover Congo
La cité éternelle qui sourit à demain
Pour entendre la voix de Tchimpa-Vita
De Boula Matari et autres héros légendaires
Ces vers extraits du poème «Le Village qui jamais ne meurt»
donnent une indication forte de la pensée et de la vision du monde
de Claude Ernest Ndalla. Consumé par le rêve de justice, adossé à
l'histoire de la lutte des peuples, investi dans une parole exigeante
et solidaire, Claude Ernest Ndalla n'est pas un littérateur, mais un
témoin, un militant arcbouté au changement de la trop longue
saison des humiliés, un citoyen porteur de questions et d'idéaux
majeurs. Claude Ernest Ndalla écrit dans la cinétique du combat sans
économie aucune pour sa vie et ses blessures. Surnommé «Ndalla,
trompe-la-mort», les années de prison et d'exil intérieur ont glissé
comme de l'eau molle sur son cuir de vieux lion. Les poèmes de
Dipanda, la vie dangereuse donnent à voir et à vivre un continuum
imaginaire révolté et fraternel.
Jean-Blaise Bilombo Samba