La littérature à Lyon dans l'entre-deux-guerres : l'érosion d'une culture

La littérature à Lyon dans l'entre-deux-guerres
L'érosion d'une culture
Le début du XX<sup>e</sup> siècle avait vu se développer à Lyon une littérature propre,
autonome du contexte national et qui remettait à l'honneur une tradition
spiritualiste lyonnaise. Mais les querelles antireligieuses et le traumatisme de la
grande guerre vont porter un grave coup à cette inspiration.
Après une tentative assez vaine d'encourager une production susceptible
de donner à la ville une meilleure visibilité, les auteurs les plus ambitieux vont
s'orienter vers le roman historique ou psychologique. Mais, malgré leur succès,
ces entreprises n'ont pu ressusciter un système de sens propre au monde lyonnais.
On a vu également apparaître une littérature populaire qui se contente de décrire
les coutumes de la petite bourgeoisie locale et qui même quelquefois n'a plus de
rapport avec la ville.
La littérature et la poésie de type spiritualiste deviennent minoritaires. Avant
même la crise de 1939, la notion d'une culture propre caractérisant un groupe
localisé va cesser d'avoir un sens.