Vies parallèles : Alcibiade, Coriolan

Dans la galerie de portraits que rassemblent
les Vies parallèles de Plutarque, Alcibiade et
Coriolan occupent une place un peu à part.
Loin d'être des modèles de vertu, ces deux
hommes d'État du V<sup>e</sup> siècle av. J.-C. apparaissent
l'un et l'autre comme des ambitieux qui n'ont
pas hésité à trahir leur patrie et à se mettre au
service de l'ennemi. Pourtant, Plutarque ne les
accable pas outre mesure : Alcibiade fut le disciple
chéri de Socrate et Coriolan n'était pas
totalement dénué de coeur.
Ces deux personnages à l'existence étonnante
lui fournissent l'occasion d'introduire
dans son récit ces anecdotes pittoresques qu'il
tenait pour essentielles au genre biographique :
les petits faits, les bons mots sont, à ses yeux,
souvent plus révélateurs du
caractère de ses héros que
leurs actions, si glorieuses
soient-elles.