Napoléon, fils du comte de Marbeuf...

De retour d'Égypte, Napoléon, en conversation avec les savants
Monge et Berthollet, s'interrogeait sur l'origine de son génie militaire.
Curieuse interrogation en vérité, qui peut se comprendre à
l'étude attentive de l'histoire des Bonaparte, étroitement mêlée à
celle du comte Marbeuf.
Marbeuf, brillant général breton nommé gouverneur de la
Corse après l'annexion de l'île par la France, fut incontestablement
le bienfaiteur de la famille Bonaparte. On sait qu'il couvrir Charles,
le père «officiel» de l'Empereur, d'honneurs, de titres, de rentes,
qu'il fut très proche de Letizia, l'épouse de celui-ci, se comportant
avec elle en véritable Pygmalion, lui apprenant à lire et à parler le
français, à danser, la distrayant pendant les longues absences de
son mari. On sait aussi qu'il favorisa considérablement l'avenir des
enfants du couple, intercédant par exemple en faveur de Napoléon
pour qu'il intègre l'école de Brienne...
Peut-on dire pour autant que Marbeuf fut l'amant de Letizia ?
Qu'il est le père de Napoléon et peut-être même de plusieurs des
enfants Bonaparte ?
Depuis longtemps les historiens s'interrogent. Certains nient
cette possibilité, la plupart préfèrent ignorer le sujet. Edmond
Outin, lui, en fervent admirateur du «petit tondu», a voulu savoir.
Au terme d'une longue enquête dans les archives et sur le terrain,
il a rassemblé un faisceau d'éléments plus que troublants qui tendent
à prouver que la paternité de Marbeuf, l'oublié de l'Histoire,
est réelle vraisemblance et que Napoléon est tout aussi corse que
breton.
A ceux qui douteraient encore, l'auteur suggère un ultime
recours : un prélèvement d'ADN sur la dépouille de Marbeuf et une
comparaison avec celui de l'Empereur...