Les enfants de la guerre

En venant au Kosovo, je n'ignorais pas que j'allais au devant d'une ferme opposition des autorités serbes, à me laisser travailler. Nous n'en étions qu'à la première phase. Leur attitude, violente, me confortait dans l'idée que je devais continuer. J'avais en partie prévu ce qui allait arriver par la suite.
Il me fallait rapidement rassembler des preuves. Il fallait que je rencontre le plus d'intoxiqués présumés, possibles. En Médecin habitué, aux missions difficiles, j'anticipais pour répondre aux obstacles, pour ne pas avoir à renoncer.
Je m'étais donc équipé de matériel pour effectuer différents prélèvements, dont le sang, divers papiers, des étiquettes etc...
Le tout dissimulé contre ma peau. Je portais à cet effet, sous mes vêtements, la ceinture que portaient les moudjahidines,
laquelle avait des loges pour les chargeurs des Kalachnikov.