Ragtime's folies. Vol. 1. Le lièvre et la tortue

Ragtime's folies. Vol. 1. Le lièvre et la tortue

Ragtime's folies. Vol. 1. Le lièvre et la tortue
Éditeur: BD Music
201547 pagesISBN 9782849075821
Langue : Français

Le cinématographe fut inventé, presque simultanément, des deux côtés de l'Atlantique, par les Français

Louis et Auguste Lumière en 1895 et par l'Américain Thomas Alva Edison en 1896. Les premières

projections publiques eurent lieu principalement dans des arrière-salles de bars mais bientôt dans des

salles spécifiquement dédiées au cinéma, comme les movie theaters. Dès les toutes premières projections

publiques est apparu le besoin de couvrir le vacarme que faisaient les projecteurs. On fit donc appel à des

pianistes locaux, qui illustraient les courts métrages en jouant des chansons sentimentales à la mode héritées

de la minstresly, mais aussi des morceaux issus des danses et chants de la plantation qu'on allait appeler

par la suite les «Rags». Les deux genres étaient distinctement pratiqués par les blancs (ceux là même qui

créèrent l'Art des minstrels) et les noirs, qui utilisaient leur héritage afro américain sous la forme de «pots

pourris» décousus (Ragged). De par la variété des scènes projetées, les pianistes devaient faire un grand

usage de l'improvisation, soit pour relier des morceaux de pianos préexistants soit en improvisant purement

et simplement toutes les scènes en ayant les yeux rivés sur l'écran. Notons aussi au passage qu'à certaines

occasions, les pianos mécaniques étaient utilisés avec des rolls contenant des medleys de chansons ou de pièces

de caractère, principalement dans les établissements n'ayant pas les moyens d'employer un musicien.

The cinema was invented, almost simultaneously on both sides of the Atlantic, by the French Louis and

Auguste Lumière in 1895 and by the American Thomas Alva Edison in 1896. The initial public screenings

took place mainly in the back rooms of bars but soon in theaters specifically dedicated to movies, such as

movie theaters. In the very first public screenings became the need to drown out the noise of the projector.

We therefore made use of local pianists were brought, illustrating the short films by playing sentimental

songs in a vogue inherited from minstresly, but also pieces from dances and songs from the plantation named

later the "Rags". The two genres were distinctly practiced by white people (those who created the Art

of minstrels) and black people, who used their africa american heritage as rambling medleys (Ragget).

By the variety of scenes projected, pianists had to make a great use of improvisation, either by linking

existing pieces of piano, or by improvising purely and simply all the scenes with their eyes rived on the screen.

Also note in passing that on some occasion, the mechanical pianos were used with rolls containing medleys

of songs or of character pieces, mainly in places lacking the means to employ a musician.

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