Napoleon III ou L'empire des sens

Le Second Empire vit le règne des courtisanes de haut vol et
l'apothéose des demi-mondaines. Si Napoléon III fut moins
goujat que son oncle Napoléon I<sup>er</sup>, il n'en fut pas moins volage.
Dès sa première adolescence et jusqu'aux derniers jours de son règne
fatigué, il succomba en effet aux charmes d'un nombre incalculable de
femmes. De sa romantique cousine Mathilde aux élégantes comtesses
et autres délicieuses comédiennes, en passant par une charmante
blanchisseuse de prison à laquelle il fit deux enfants, et une mystérieuse
Anglaise qui l'aida à conspirer, sans oublier Eugénie, sa triste
épouse légitime, la vie sentimentale du dernier empereur des Français
est un chef-d'oeuvre du genre.
Mais Napoléon III n'était pas seulement cet ardent amoureux.
Donnant libre cours à ses élans socialistes, l'auteur de L'Extinction du
paupérisme se préoccupa durant tout son règne de faire baisser le taux
de chômage et d'augmenter les salaires. C'est à lui que la France doit
la légalisation du droit de grève, les premiers logements sociaux mais
aussi les pistes de ski savoyardes !
Ce sont toutes les facettes de ce «prince ami des femmes» que
Michel de Decker propose d'explorer dans une biographie inattendue :
du berceau au tombeau, il présente un homme passionné, secret, drôle et
frondeur, aux antipodes du portrait austère qu'on a souvent fait de lui.