L'avenir du passé : rencontre autour de Rémi Brague : actes du colloque organisé le 3 juin 2011 à Budapest

«Le passé est l'avenir de l'avenir, puisque le futur ne cesse de
glisser vers le passé en traversant, fugitivement, le présent. En faire
mémoire, c'est aussi l'interroger sur ce qui, en lui, a rendu possible
notre présent, voire pourrait être encore gros de possibilités pas
encore écloses. Et, à l'inverse, sur les décisions qui pourraient très
bien obstruer tout avenir.» (Rémi Brague)
La pensée d'Aristote a-t-elle encore quelque chose à nous apprendre
aujourd'hui ? Elle peut tout d'abord nous inviter à nous interroger
sur ce que c'est qu'être homme, et sur notre rapport au monde.
Mais la tradition philosophique qui l'a relayée, l'aristotélisme, ou,
mieux, les aristotélismes qui se sont construits à partir de ses oeuvres
transmises, et traduites, dans l'Occident, comme en terre d'Islam,
ont donné un tour nouveau à certaines de ses interrogations. Il a
fallu faire place au donné révélé. Une «voie romaine» a ainsi fait
l'Europe.
Le présent cahier, actes d'un colloque tenu à Budapest le 3 juin
2011, donne à lire une série de contributions autour du philosophe
français Rémi Brague et de ses oeuvres. Après avoir consacré sa thèse
de doctorat d'État à la pensée d'Aristote. Rémi Brague s'est lancé
dans une entreprise d'histoire des idées sur la (très) longue durée,
pour mieux appréhender la condition de l'homme moderne. À sa
suite, nous cherchons à interroger le passé, pour voir comment il
permet de comprendre le présent, et donc de préparer l'avenir.