Vladimir Poutine et l'Eurasie

Dans le présent ouvrage, qui est un livre singulièrement
dangereux, à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, je n'ai
rien fait d'autre que de témoigner en continuité de la marche en
avant, des développements conséquents d'une certaine conscience
impériale révolutionnaire grand-européenne. Etape par étape. Ce
n'est pas un travail analytique suivi que j'ai entrepris de jaire là,
mais un travail fondamentalement visionnaire, dont l'horizon
propre se situait dans l'histoire de l'au-delà de la fin de l'histoire.
Le premier article repris dans le présent ouvrage, intitulé La
doctrine géopolitique de l'URSS et le "Projet Océanique
Fondamental" de l'amiral G.S. Gorchkov, était paru en février 1977,
et le dernier, intitulé L'assomption de Vladimir Poutine, en décembre
2004. De l'un à l'autre, le processus de la naissance et des
développements révolutionnaires de l'actuelle conscience
politique grand-continentale européenne s'y trouve suivi à la trace
sur un quart de siècle et plus : chaque chapitre de ce livre marque
une étape ascendante de la nouvelle conscience révolutionnaire
supra-nationale de visée impériale dont ce livre se situe en avant-garde.
Or, dans les faits, ce concept agissant d'un nouveau "grand destin"
impérial européen répondait lui-même à l'émergence prévue de la
"Nouvelle Russie" dans le cours de l'actuelle histoire européenne du
monde : une "Nouvelle Russie" considérée, donc, comme l'agent
révolutionnaire prédestiné des changements d'ordre abyssal qui
allaient devoir s'y produire à terme. Et la "Nouvelle Russie" elle-même
apparaissant - mais n'est-ce pas plutot réapparaissant qu'il
faudrait dire - dans le cours de l'histoire actuelle à travers
l'avènement providentiel de l'"homme prédestiné", du "concept
absolu" Vladimir Poutine, incarnant la "Nouvelle Russie" et tout ce
que signifie celle-ci par rapport aux changements immenses déjà en
cours ou à venir dans l'histoire du monde happée par le vertige de
sa propre destination finale.
Jean Parvulesco