Résiliences sociales et politiques publiques participatives

Les sociétés africaines doivent faire face au double défi
des mutations de la démocratie représentative à l'échelle de
la planète et de l'appropriation de ce modèle politique par un
contexte africain sociologiquement très différent. La réponse aux
insuffisances de biens et services de première nécessité pour la
très grande majorité des populations est la principale préoccupation
des États et des citoyens. En réponse à cela, des politiques
publiques participatives se présentent comme des instruments
indispensables au progrès social dans l'Afrique d'aujourd'hui, car
elles sont susceptibles d'une meilleure redistribution des bénéfices
de la croissance, qui est officiellement constatée depuis quelques
années. La participation citoyenne conjure la contestation et
est ainsi l'un des meilleurs paravents contre l'instabilité sociale
et politique dans les États fragiles. Elle permettra surtout
l'avènement de la justice économique et sociale par la protection
des droits humains à grande échelle. Ainsi, pousser les citoyens
à intégrer les cadres de dialogue sur les politiques publiques, afin
d'y défendre leurs intérêts, constitue la meilleure stratégie, à la
fois de protection des droits humains, de constitution d'embryon
de démocratie participative et d'équilibre socio-économique. Une
expérience faite au Burkina Faso est, ici, relatée pour servir de
témoin à tous ceux qui sont soucieux de réduire les inégalités, tout
en contribuant au progrès civilisationnel réalisé ou à opérer par
les États, le développement et la démocratie.