La Maria d'Argouges

Dans le village d'Argouges où l'on coule des jours tranquilles
malgré les rigueurs de l'Occupation, personne ne se doute de la
paternité de Camille, l'enfant de Maria. Cette fille-mère n'a-t-elle pas
reconnu elle-même qu'elle avait «fauté» avec un bel Allemand ?
Le village l'a condamnée sans appel. Ses parents la séquestrent
dans leur ferme. Certains lui réservent un mauvais sort.
Seuls, un brave voisin et le curé ne lui tiennent pas rigueur de sa
conduite scandaleuse. Le prêtre fait même preuve de beaucoup
d'indulgence à son égard. Est-ce pour cela qu'on le retrouve un
beau matin assassiné dans son presbytère ?
L'enquête n'aboutit pas car les gendarmes ont d'autres chats à
fouetter. En effet, les Américains arrivent. Maria en profite pour se
libérer de son propre enfer. Elle s'enfuit vers la ville en emportant
le secret de la naissance de Camille et celui du meurtre du curé.
Dans ce récit romanesque qui maintient le suspense jusqu'à la
dernière ligne, l'auteur aborde le thème des «secrets de famille» en
mêlant habilement plusieurs genres : la chronique paysanne, l'histoire
locale, le polar, le drame psychologique. Cette étrange aventure
est traitée avec autant de réalisme que de pudeur.