Les vibrants : théâtre

1914. Eugène, aussi beau qu'insolent, part pour le front,
persuadé que la guerre ne durera pas. Après deux années de
combat, il est blessé à Verdun : un éclat d'obus lui arrache la
moitié du visage. Commence alors une irrépressible descente
aux enfers : comment affronter les autres, s'accepter soi-même
et continuer à vivre lorsque le miroir donne à voir les restes
de ce qui a été et ne sera plus ?
Au Val-de-Grâce où il est hospitalisé, Eugène rencontre petit
à petit les architectes de sa nouvelle vie : Sylvie, l'infirmière
maladroitement affectueuse ; le docteur Morestin, chirurgien
de renom ; le bourru colonel Picot ou encore la grande
Sarah Bernhadt. La tragédienne lui ouvre le chemin de la
rédemption. Où les masques se confondent et où l'égoïsme
de l'individu disparaît derrière l'abandon et la transmission.
Eugène va alors se glisser dans les pas, ou plutôt le masque,
d'un certain Cyrano de Bergerac...