Bunga bunga mode d'emploi : les dessous choc du système berlusconien

«27 mai 2010, peu après 23h. Les agents du commissariat
de police de Milan tentent d'identifier une jeune femme
de dix-sept ans arrêtée pour vol. Elle prétend s'appeler
Ruby Rubacuori, Ruby "Attrapecoeurs". Au beau milieu de
la nuit, la sonnerie du téléphone retentit dans le bureau du
commissaire principal. À l'autre bout du fil, la voix inquiète
de Silvio Berlusconi : "Je connais personnellement cette
jeune femme, elle est la nièce d'Hosni Moubarak, le président
égyptien. Vous devez la libérer."»
C'est le début du Rubygate , qui vaudra à Silvio Berlusconi
une inculpation pour abus de pouvoir et prostitution de
mineurs. Mais que cache réellement le Rubygate ? En
quoi consistaient les célèbres soirées Bunga Bunga dont
le copyright était détenu par feu Mouammar Kadhafi ?
Comment les jeunes filles étaient-elles recrutées pour nourrir
l'appétit de l'Utilisateur final ?
Au départ des documents inédits de l'enquête, des témoignages
et des comptes rendus des écoutes téléphoniques ,
Bunga Bunga mode d'emploi propose, sur le principe du
docu-fiction , une plongée dans cet univers impitoyable
de starlettes et de show-girls prêtes à tout sacrifier pour
un éphémère moment de gloire. Dans les salons officiels
où se tenaient buffets, concerts privés et concours de lap
dance. Dans un monde où l'argent coule à flots et où les
faveurs se monnayent en fourrures, voitures et appartements.
Mais aussi en titres de séjour et mandats électifs.
Un univers de strass et de paillettes qui, mieux que tout
autre, dresse le portrait d'une époque : le berlusconisme .