L'inutile beauté. Mademoiselle Perle

Faut-il encore présenter les nouvelles de Maupassant
dont chacun connaît la pertinence, la précision dans
le choix des mots, et aussi, souvent, le «brutal»
éclairage sur l'atroce vérité ? Les deux textes,
qu'interprète avec talent le comédien Philippe Lejour,
ne font pas exception à la règle.
La première nouvelle met en scène une femme qui,
pour échapper à la violence que lui impose son mari,
n'a d'autre choix que d'utiliser elle aussi la violence,
mais sous une autre forme.
La seconde joue sur les ressorts des occasions
manquées, des désirs enfouis qui brusquement
resurgissent, du temps passé et des regrets aigres-doux
inutiles.
Durant plus d'une heure, le comédien vous conduit,
ou plutôt vous accompagne, dans deux univers que
Maupassant connaissait bien : celui de l'aristocratie
du second Empire et celui de la petite bourgeoisie.