Bienvenue chez les vieux ? : pour ne pas faire de l'avenir un cauchemar

Notre monde a changé. Dans nos sociétés, la mortalité infantile s'exprime
désormais en quelques unités pour mille quand, pendant des millénaires, les
enfants en bas âge mouraient en masse. D'immenses progrès ont donc été
accomplis et le vieillissement de la population est devenu la situation normale
des pays développés. Cet état de fait résulte de progrès longtemps recherchés
mais bon nombre de dirigeants politiques semblent refuser de le reconnaître en
remettant continuellement en cause les conditions du départ à la retraite.
Si l'on veut aborder la nouvelle donne démographique en servant les intérêts de
la nation et de sa population, une politique à courte vue n'est assurément pas la
meilleure car ses conséquences pourraient très vite devenir néfastes : l'exemple
de certains pays étrangers montre que l'espérance de vie à la naissance peut
stagner et même diminuer si un gouvernement prend des mesures
inappropriées.
«L'intérêt de l'ouvrage d'Éric Le Bourg n'est pas seulement d'élargir
l'approche à des dimensions démographiques et sociétales ; il est de démontrer
que l'existence d'un bon système de santé ou d'un bon système d'éducation est
un véritable investissement social» écrit J.-Ch. Le Duigou dans sa préface.