Souvenirs amers : mémoires de François Camille Cron (1836-1902), déporté de la Commune en Nouvelle-Calédonie

Mémoires de François Cron (1836-1902)
Déporté de la Commune
Mai 1871 : La Commune de Paris s'achève dans un bain de
sang. Des milliers de morts, d'arrestations, de déportations.
Parmi les obscurs combattants de la Commune : François
Camille Cron. Il n'est ni stratège, ni politicien, ni journaliste ;
seulement employé comptable.
Son histoire serait banale si, trois années après l'insurrection
parisienne, une dénonciation de voisinage ne l'envoyait en
déportation en Nouvelle-Calédonie. De l'Île des Pins où il
réside, Cron se sent dépositaire d'une mission. Il entreprend
de consigner à l'usage de son fils qui ne le lira jamais, le récit
de sa participation à la Commune et de sa vie quotidienne à
l'autre bout du monde.
Frère de Michelet, d'Edgar Quinet en même temps que du
facteur Cheval, Cron se jette dans le récit de son histoire
toute traversée de rêves, de troubles, d'angoisses, de secrets
désirs. Ce trésor esthétique, politique et moral nous concerne
et nous touche par son extraordinaire modernité.