Constantinople : récit

Heureux qui comme...
... partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel
« J'ai été fort touché à Constantinople en voyant de bons derviches assister à la messe. La parole de Dieu leur paraissait bonne dans toutes les langues. Du reste, ils n'obligent personne à tourner comme un volant au son des flûtes, ce qui pour eux-mêmes est la plus sublime façon d'honorer le ciel. »
Quand Nerval arrive à Constantinople au terme d'un long voyage, le sultan Abdül-Medjid, qui règne depuis 1839 sur les restes de l'Empire ottoman, vient de promulguer les réformes institutionnelles qui vont transformer et moderniser en profondeur le pays.
Sensible à cette réalité méconnue des Européens, le poète a fait de son Voyage en Orient , puissamment mélancolique autant que lumineux, un modèle inégalé du genre, un livre comme un compagnon de voyage aimé et admiré.
Texte extrait de Voyage en Orient publié en 1851.