Astrologie, magie et alchimie : repères iconographiques

Dans la marge, une «fiche
signalétique» indique pour chaque
sujet l'étymologie de son nom,
son origine, ses caractéristiques,
ses variantes et autres définitions,
sa diffusion iconographique,
ainsi que les mythes, les thèmes,
les personnages, les symboles
et les traditions ésotériques
et philosophiques en relation.
Avant le texte proprement dit,
un chapeau présente les
caractéristiques iconographiques
essentielles de chaque sujet.
Dans les pages suivantes,
consacrées à la fortune
du sujet dans l'histoire de l'art,
sont reproduites des images
en pleine page.
Pour chaque sujet, le texte
principal se développe toujours
sur une seule page, alliant
exactitude de l'information
et clarté de l'écriture.
Chaque illustration en pleme
page est accompagnée
d'une légende indiquant
son auteur, son titre exact,
sa date et sa localisation.
De fins filets désignent les détails
que décrivent ou expliquent
de brefs commentaires.
En fin de volume figurent
plusieurs annexes,
qui complètent
l'information et facilitent la
consultation : orientation
bibliographique, sources
religieuses, philosophiques
et littéraires, index des
artistes et index général.
L'astrologie, la magie et l'alchimie sont des disciplines ésotériques
qui permettent une compréhension unifiée de tout ce qui se produit dans la
nature : des phénomènes astraux, biologiques et psychiques à la genèse des
maladies, et de la composition de la matière inorganique à la vie des
animaux et des plantes. Dès l'aube de la civilisation et jusqu'au XVIII<sup>e</sup> siècle,
ces disciplines ont été tenues pour un important outil de connaissance, tout
en étant considérées avec ambivalence, à la fois crainte et respect.
Dans la sphère artistique, l'intérêt pour ces formes de connaissance est
bien attesté au Moyen Âge. En témoignent les grands cycles picturaux à
caractère astrologique dans les palais des cours et villes italiennes.
Entre le XIV<sup>e</sup> et le XVI<sup>e</sup> siècle, les images allégoriques et symboliques sont
aussi chargées de contenus ésotériques empruntés aux disciplines hermétique,
alchimique et kabbalistique : dans la Florence des Médicis, les traductions
du Corpus hermeticum et de l'oeuvre de Platon furent des sources
d'inspiration pour les artistes, les poètes et les penseurs, de Raphaël à
Michel-Ange, de Piero di Cosimo à Sandro Botticelli. Les artistes vénitiens
et flamands éprouvent aussi pour l'ésotérisme un vif intérêt, renouvelé,
entre le XVII<sup>e</sup> et le XIX<sup>e</sup> siècle, dans l'illustration de traités alchimiques et
dans les oeuvres visionnaires de peintres comme Johann Heinrich Füssli et
William Blake.
Nous avons choisi de réunir ici des images d'incontestable inspiration
ésotérique ainsi que des peintures et gravures qui ont suscité des exégèses
fondées sur l'hermétisme. Cet ouvrage offre les clefs de lecture pour en
identifier le sens.