Lignes et lignages dans la littérature arthurienne : actes du 3e Colloque arthurien organisé à l'Université de Haute-Bretagne, 13-14 octobre 2005

Le lignage et les «amis charnels»
qui le constituent repose au Moyen Âge
sur une communauté de sang, dont le rôle
est certainement antérieur à la mise en
place des liens féodaux. En littérature,
le lignage est un cadre essentiel :
il permet aux personnages de s'intégrer
et d'organiser des réseaux relationnels
qui conditionnent souvent l'action.
C'est aussi un moteur puissant
de création littéraire, puisque les textes inventent volontiers,
à partir d'un héros souche, l'histoire des pères, des fils, des neveux.
C'est enfin un point névralgique, tant la paternité des grands rois
fondateurs, Charlemagne, Alexandre ou Arthur, est douteuse.
La matière arthurienne, centrée sur Arthur et Merlin, deux figures
dont la naissance pose problème, s'épanouissant dans des reprises,
des continuations et des récritures qui inventent des fils, des neveux,
des ancêtres, est un champ particulièrement intéressant pour
qui s'intéresse au lignage. La diversité des approches, mythologiques,
folkloriques, poétiques, sémantiques, historiques, iconographiques,
permet de saisir la richesse de cette problématique et d'en
dégager les lignes de force. Ce volume contient les actes
du troisième colloque arthurien de Rennes, «Lignes et lignages»,
qui eut lieu à l'université de Rennes 2 les 13 et 14 octobre 2005.