Grignan : les mutations d'un château provençal (XIe-XVIIIe siècles) : du castellum au palais d'Apolidon

Grignan : les mutations d'un château provençal (XIe-XVIIIe siècles) : du castellum au palais d'Apolidon

Grignan : les mutations d'un château provençal (XIe-XVIIIe siècles) : du castellum au palais d'Apolidon
2013456 pagesISBN 9782753528222
Langue : Français

Grignan

Les mutations d'un château provençal (XI<sup>e</sup>-XVIII<sup>e</sup> s.)

Du castellum au palais d'Apolidon

On pouvait imaginer que les historiens de l'art ou les archéologues s'intéresseraient à cet édifice majeur. Or, malgré son importance régionale et sa notoriété littéraire portée par M<sup>me</sup> de Sévigné, l'étude d'ensemble du château et du bourg restait à faire pour l'essentiel et ce n'est pas le moindre des paradoxes de Grignan.

L'ensemble des données archéologiques, architecturales et documentaires mises au jour ont autorisé une monographie de ce château et de ses mutations sur la longue durée, du XI<sup>e</sup> au XVIII<sup>e</sup> siècle, abordant aussi, au-delà de son démantèlement de l'An III, le processus de sa patrimonialisation aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècle.

Les bâtisseurs du château moderne ont dû tenir compte des structures architecturales peu à peu mises en place du XI<sup>e</sup> au XV<sup>e</sup> siècle. D'autre part la création du castellum (le château) au XI<sup>e</sup> siècle, dans le contexte de la seigneurie banale émergente, commande la genèse du bourg, puis son développement avec l'essor du fortalicium (le château-fort).

Le château et son église collégiale, entre la fin du XV<sup>e</sup> et la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle, forment le point focal d'une recherche favorisée par l'importance des éléments conservés en élévation.

Les sources possibles des chantiers du milieu du XVI<sup>e</sup> siècle sont multiples, de l'antiquité méridionale à la Picardie contemporaine. Il semble même possible d'identifier Grignan avec Rosmarino , château pour lequel un projet non réalisé a été conçu vers 1552 par Sebastiano Serlio.

Grignan joue dans l'architecture provençale et rhodanienne un rôle illustré par le groupe des châteaux tricastins qu'il forme au XVI<sup>e</sup> siècle avec ceux de Suze-la-Rousse et La Garde-Adhémar. Quant au chantier des années 1688-1690, marqué par l'oeuvre de Jules Hardouin-Mansart, il constitue la dernière extension du château que M<sup>me</sup> de Sévigné qualifie alors de palais d' Apolidon.

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