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Djamal Benmerad est journaliste professionnel. Il a travaillé
dans plusieurs journaux algériens dont Le Matin en qualité de grand
reporter et à Alger républicain en qualité de rédacteur en chef. Il a
fondé au Sahara l'hebdomadaire Reporter. Toutes ces publications
ont été ensuite dissoutes par le régime. À ce titre et en raison de ses
choix progressistes, il fut amené à s'opposer au projet théocratique
allié à l'ordre ultralibéral et liberticide du pouvoir. Il fut l'un des
premiers signataires de l'"Appel à la résistance" contre ces "deux
têtes de l'hydre" et l'un des premiers à troquer sa plume contre une
arme à feu pour rejoindre les groupes naissants des "Patriotes
armés" en Kabylie. En 1998, à la suite du kidnapping d'un de ses
fils par les islamistes et la délivrance de celui-ci, il a dû, grâce à la
Fédération internationale des journalistes, fuir l'Algérie et ses islamo-terroristes
surgis d'en dessous les casquettes des généraux pour
s'exiler en Belgique où il vit actuellement en qualité de réfugié
politique.
Djamal Benmerad a publié en Algérie, chez l'Enal, Chant
d'impatience puis, dans la clandestinité, Tracts pour rêver, La céramiste
et le poète, On ne meurt bien qu'en Algérie , tandis que Le
Matin lui a édité un essai
sociopolitique qui traitait de
la corruption, intitulé 421. Il
est actuellement diffusé en
Belgique, France et au
Québec, mais ses livres sont,
bien entendu, interdits en
Algérie. En Belgique, Djamal
Benmerad a publié Perdre le
Nord chez Biliki, Abrasion et
Chants d'exil aux éditions Le
Coudrier. Il ne compte pas
s'arrêter là : cesser de se
battre et d'écrire ne figure
pas dans son agenda.