Hold-ups, arnaques et trahisons

Le 21 novembre 2008, Martine Aubry se hissait au sommet
du parti socialiste avec 102 voix d'avance sur sa rivale
Ségolène Royal. Une consultation interne entachée de
tricherie : bourrage des urnes, électeurs fantômes, erreurs
d'écriture, décomptes falsifiés... Rien n'a été négligé pour
assurer le sacre de la «tsarine».
Depuis, les difficultés se sont succédé : débâcle aux
européennes, direction contestée et «bunkerisée» et, de
surcroît, les couteaux qui s'aiguisent avec la multiplication
de candidatures pour les primaires en vue de la prochaine
présidentielle...
Pourquoi la rivalité Aubry-Royal est-elle condamnée à durer ?
Comment le clan Strauss-Kahn préserve-t-il les chances
de son champion pour 2012 ? Quelles sont les ambitions
des quadras du PS, Vincent Peillon, Manuel Valls et Benoît
Hamon ?
Dans une postface inédite, Antonin André et Karim Rissouli
racontent la panique que leurs révélations ont semée rue de
Solférino, mais aussi les étonnants résultats du référendum
sur la rénovation interne du parti, le 1<sup>er</sup> octobre 2009.