Talleyrand : souvenirs actuels...

Souvenirs actuels a la prétention d'aller chercher Talleyranc
là où il n'est plus... et là où le souvenir en a été effacé par
des censeurs qui l'ont jugé et condamné sans en avoir
ni le pouvoir ni l'intelligence... La mémoire populaire -
sans aucun sens péjoratif - n'a conservé de l'un des plus
grands diplomates que la France ait connu que des traits
d'esprit ou de circonstances, tous apocryphes, quelquefois
spirituels, mais toujours inventés. Personne n'ignore qu'il
portait des bas de soie, qu'il ne savait pas dire la Messe et
qu'avant de mourir, il souffrait déjà comme un damné.
Il est néanmoins un lieu privilégié où l'on peut encore le
rencontrer ailleurs que dans un musée : c'est au château
de Valençay qui en cultive le souvenir autrement que par des lieux communs.
Il en va de même au château de Rochecotte pour la duchesse de Dino, nièce
par alliance et maîtresse par habitude, dont l'attachement à Charles-Maurice
était plus une communion d'intelligence qu'une liaison d'alcôve, malgré
quelques pratiques rituelles induites par la jeunesse et la proximité.
Présences actuelles ?... Talleyrand est confisqué dans la crypte qu'il
a construite à Valençay-ville. La duchesse de Dino se repose enfin dans son
duché de Sagan en basse Silésie, province polonaise. Quant à la «vraie»
madame de Talleyrand - on peut se demander quel est le contraire de ce
qualificatif - elle a apparemment disparu du cimetière de Montparnasse...
Nous remercions particulièrement Jean Viansson Ponté, président-directeur-général
du journal Le Bien Public qui a préfacé cet ouvrage :
«L'originalité et l'agrément particulier de ce livre ressortent aussi du parti pris
«géographique», ballade dans laquelle l'auteur a entraîné sa photographe préférée, qui
partage de façon complice ses déplacements dans l'espace et dans le temps, de jour comme
de nuit. Quelques détours nous font transiter du Moyen Âge au XXème siècle». Son
introduction toute en nuances telle la personnalité de Talleyrand nous incite
à découvrir ce livre. Tout ce qui est écrit est nôtre... semble être la devise de
l'auteur et du préfacier.