Marguerite Burnat-Provins : coeur sauvage

Portée par une constante remise en question et en proie aux fluctuations de son « coeur sauvage », Marguerite Burnat-Provins (1872-1952) affiche une trajectoire décrivant une esthétique polymorphe et rebelle à toute catégorisation.
Tiraillée entre urbanité et ruralité, Marguerite Burnat-Provins milite pour la sauvegarde du patrimoine, la littérature régionaliste et la reconnaissance de l'artiste dans la société. Comme en écho à la quête de son moi profond, c'est le tocsin de 1914 qui déclenchera l'irruption, dans son esprit, de centaines de noms à l' origine de Ma Ville , vaste galerie de portraits d'humains et d'oiseaux de toutes natures.
Artiste et écrivaine, conférencière et journaliste, enseignante d'art et même commerçante, cette créatrice se pose en femme-clé de la modernité.