Le crépuscule des Harii

Qui pourrait penser qu'une relation soit possible entre le paisible collège
lyonnais Charles de Foucauld, et les Harii, (dont parle l'historien latin Tacite
dans son ouvrage La Germanie), ces terribles et sombres guerriers qui choisissent
la haine comme héritage et comme emblème ? Cette rencontre impensable
va pourtant se produire entre ces deux univers si opposés. Tout va
commencer lorsque Henry, descendant du Reichsführer SS Heinrich Himmler,
va contacter Corentin Sénéchal, jeune surveillant nouvellement engagé au collège
Charles de Foucauld ; un contact réalisé par les hasards stupéfiants que
seul crée Internet. Des dialogues entre eux, sur le Web, vont provoquer peu à
peu la rencontre des deux hommes dans la région Lyonnaise, se cristallisant
autour de la ravissante Hélène Harden.
Le roman va nous entraîner alors dans une aventure policière à suspens, tissée
d'amour, de violence, de haine, de candeur, de trahison. La rencontre inattendue
et insolite d'Henry Himmler et Corentin Sénéchal va nous emmener sur les
chemins périlleux de la découverte d'une ascendance terrifiante, presque impossible
à assumer. Les pères ont mangé des raisins verts et les fils ont les dents agacées.
L'homme peut-il se laisser enfermer dans ce dicton qui trace une hérédité
implacable ? Doit-il baisser les bras, se laisser entraver, fasciner, avilir, par les
agissements de ses ancêtres, ou bien mener une lutte à mort pour survivre, et opter
pour le Bien ? Un rude combat s'engage entre l'hérédité choisie par les Harii, et
l'hérédité subie par Henry Himmler. Nous sommes
guidés, dans toute cette aventure, par le jeune Théo
Sarrazin, élève de sixième, pourvu d'une belle toison
rousse, qui traverse cette histoire avec beaucoup
d'aplomb, nous touchant
de sa candeur si
rafraîchissante.