Les rescapés du jour J : les civils dans l'enfer du 6 juin 44

Ils ne l'avaient pas fait exprès, n'avaient pas demandé
à être présents au plus mauvais endroit et au plus
mauvais moment. Une «faute» que les civils allaient
payer au prix fort - de quinze à vingt mille victimes -
à l'aube du 6 juin 1944 et dans les jours qui suivirent,
ceux de la terrible bataille de Normandie...
Vies gâchées, hachées, mutilées.
Cinquante-cinq ans plus tard, les rescapés de l'enfer
racontent comment ce jour-là, la mort n'a pas voulu d'eux :
l'un frôla le trépas de si près qu'il se retrouva au bord
de la tombe avec un parachute pour linceul, un autre
s'évada des décombres d'une prison qui ensevelissaient
ses compagons... Mais il y eut dans ce chaos sanglant
des odyssées plus incroyables encore : l'exode
cauchemardesque des religieuses de Saint-Lô poussant
devant elles un malheureux troupeau de démentes,
ou encore, la survie des milliers de troglodytes parqués
dans les cavernes de Fleury-sur-Orne...
Après Le Jour le plus fou, chronique épique des civils piégés
dans la zone des combats et des bombardements,
Elizabeth Coquart et Philippe Huet dévoilent ici
des témoignages poignants et exceptionnels dont la plupart
étaient jusque-là demeurés dans l'ombre, éclipsés
par le souvenir de la grande saga militaire «d'Overlord».
C'est le combat du «Soldat Ryan», - mais vécu de l'autre côté
de la barrière. Du côté des sans-armes.