La destruction de Sodome

Dans le livre de la Genèse (Gn 18-19), la destruction de Sodome sous
«le soufre et le feu» fait partie des catastrophes bibliques au même
titre que le Déluge, et porte en elle une dimension épique. La ville,
associée à Gomorrhe dans sa triste destinée, illustre le sort réservé aux cités
pécheresses à cause de leur orgueil et de leur hostilité à l'égard de l'étranger.
Le châtiment divin constitue «un exemple pour les impies à venir» et pose la
question de la justice divine. Bien que Loth et ses filles échappent au désastre,
l'épisode démontre l'impossibilité de prévoir le jugement de Dieu et souligne
la dureté de la punition. Dans sa fuite, la femme de Loth, qui s'est retournée
vers la ville en flammes, est immédiatement transformée en statue de sel. Par
la suite, Sodome deviendra le symbole de la perversité sexuelle, la débauche
entraînant la condamnation.
Le vingt-cinquième volume de la collection Graphè rassemble treize
études. L'épisode biblique fait l'objet d'une analyse approfondie au regard
de ses occurrences vétérotestamentaires. Puis sont abordées, dans un ordre
chronologique, différentes relectures du passage dans le monde juif et chrétien,
de l'époque patristique jusqu'à la littérature contemporaine. Deux études
portent sur l'interprétation picturale du motif et une autre sur la postérité
musicale de la destruction de Sodome.