La montagne sacrée du Bégo : préoccupations économiques et mythes cosmogoniques des premiers peuples métallurigistes des Alpes méridionales

Au coeur du Mercantour, le mont Bego domine de toute sa majesté les vallées des
Merveilles et de Fontanalba. Entre 3300 et 1800 ans av. J.-C., les populations
des Alpes méridionales en ont fait une montagne sacrée, lieu de séjour et de
culte de leurs divinités. Chaque été, en ces hautes vallées montagnardes libérées des
neiges, prêtres et fidèles se rassemblaient pour invoquer les puissances divines. Sur
près de 4 000 roches, sont inscrits plus de 40 000 signes figuratifs et, au total, plus de
100 000 gravures. Avec les cunéiformes de Sumer et les hiéroglyphes d'Égypte, ce sont
les plus anciennes «écritures» de l'histoire de l'humanité.
Merveilles d'un Art universel, ces gravures rupestres figurent des idéogrammes en
forme de cornes, d'attelages, de poignards, de hallebardes ou de haches, renvoyant à
des conceptions cosmogoniques, à des pratiques ancestrales puisant aux origines des
temps néolithiques. Ça et là, quelques précieuses représentations d'homme ou de femme
s'élèvent vers la voûte céleste. Ce ne sont pas de simples mortels, mais assurément quelque
dieu du ciel tout-puissant, déesse-terre ou sorcier, dont on voulait s'assurer la clémence
ou les bienfaits.
Un ouvrage de référence, à la fois savant et richement illustré, à la croisée de l'histoire,
de l'art et de l'archéologie.