L'Antiquité en couleurs : catégories, pratiques, représentations

L'antiquité gréco-romaine a longtemps été reléguée dans la monochromie.
Non seulement la plupart des monuments et des statues nous sont parvenus
décolorés, mais, de plus, les notations chromatiques sont peu nombreuses
dans le paysage que nous donnent à voir les sources littéraires. À ces lacunes
de nature documentaire, se sont ajoutés des obstacles épistémologiques
majeurs. Après bien des débats, la polychromie antique est aujourd'hui
admise. Toutefois, suffit-il d'introduire des pigments pour donner à voir les
couleurs des Anciens ? Ne faut-il pas aussi chercher à les saisir à partir des
catégories antiques ?
Ce volume est issu des journées d'études «L'antiquité en couleurs : catégories,
pratiques, représentations», organisées à Paris, les 12 et 13 décembre 2005,
par l'atelier «Antiquité et sciences sociales» du Centre Louis Gernet de
recherches comparées sur les sociétés anciennes. Engagés dans une démarche
anthropologique et dans un dialogue comparatiste avec des spécialistes
d'autres aires culturelles, ces travaux se proposent d'appréhender le chromatisme
antique en embrassant les catégories, les gestes, les pratiques et les
représentations qui, dans chaque culture, mettent en jeu les couleurs.