Un ami singulier

«Je suis né un jour de mai, à l'ombre d'une barricade fumante ... Les
pavés et les grenades lacrymogènes volaient bas... J'ai survécu entre
deux assauts de CRS...»
Est-ce une fatalité d'être né en 1968 d'une mère gauchiste illuminée
et d'un père militant des causes perdues ? Est-ce une bonne raison pour
refuser les règles établies ? Et ne pas faire confiance au seul ami qui vous
comprenne ?
Une chose est certaine : «Dans l'antarctique de la solitude, face au
retour programmé dans le néant des illusions perdues» cela prédispose
«à garder les yeux ouverts, notre seul moyen de survie».
Afin d'éviter «d'être englué dans le miel des bons sentiments .... le
nez dans l'oreiller des oublis...» l'auteur parvient à nous faire émerger
en nous rappelant que les évènements façonnent les hommes qui les
vivent, mais que la mémoire les transcende.