Ax-les-Thermes (Ariège) : cinquième voyage d'études médicales : eaux minérales, stations maritimes, climatiques et sanatoriums de France, septembre 1903

La France est, sur ce point, comme l'Espagne, si libéralement pourvue, qu'une cure sulfureuse - dans toute l'étendue d'une gamme de médication très forte ou très douce - ne peut se faire nulle part mieux qu'ici.
L'Europe est vraiment tributaire de nos sources soufrées, puisqu'elles sont aussi abondantes et aussi différenciées qu'elles se font rares dans les pays voisins ; à telle enseigne, que l'Allemagne ne compte guère comme station sulfureuse qu'Aix-la Chapelle ; l'Angleterre, Harrogate ; l'Italie, Acqui ; la Suisse, Baden, Lavey, Schinznach et Yverdon. La preuve encore, c'est qu'il faut remonter jusqu'à l'Est de l'Europe, jusqu'en Transylvanie, passer par la Roumanie, et aboutir au Caucase, pour trouver des sources - la plupart sommairement exploitées - comparables aux nôtres.
Ceci dit, pour que, tous, nous prenions encore plus d'intérêt à l'étude des stations aujourd'hui visitées ; stations qui - je ne saurais trop le répéter - pour être sulfureuses, le sont toutes dans des tons très différents, ce qui nous expliquera :
- Pourquoi les études faites dans les multiples stations visitées en 1900, comme cette année, n'auront été ni des redites, ni des superfétations ;
- Comment les indications thérapeutiques remplies aux Pyrénées sont innombrables ;
- Comment peuvent, à l'infini, s'y nuancer les traitements ;
- Comment tant d'affections, de siège, d'aspect, d'évolution, de nature et d'origine si distinctes, y trouvent leur compte.