Le rapport Khrouchtchev : rapport sur le culte de la personnalité et ses conséquences, présenté au XXe congrès du Parti communiste d'Union soviétique

Le 25 février 1956, devant les 1430 délégués réunis pour le
XX<sup>e</sup> congrès du Parti communiste d'Union soviétique, Khrouchtchev
lit son fameux rapport et assène ainsi un coup sans précédent à la
foi, souvent aveugle, de millions de communistes du monde entier.
Après vingt-cinq années passées sous la coupe du «Petit Père des
peuples», c'est la première fois que l'appareil soviétique condamne
explicitement les crimes de Staline, mort depuis moins de trois ans. Il
dénonce en effet le culte de la personnalité organisé par le dictateur,
ainsi que les déportations massives et les arrestations arbitraires
qu'il a ordonnées. C'est un moment décisif dans l'histoire de l'URSS,
le premier moment d'une chute devenue dès lors irréversible.
L'historien du communisme Jean-Jacques Marie retrace dans sa
présentation la réception de ce discours aux conséquences encore
sous-estimées.