La croyance et le corps : esthétique, corporéité des croyances et identités

Nombre de pratiques profanes ou non qui
constituent le champ de recherche en ethnoscénologie
s'inscrivent dans un système de croyances.
Celles-ci se définissent pour les individus et les
communautés moins par rapport à une doxa qu'à
un habitus spirituel, éthique et esthétique où se
retrouvent les constituants de l'expérience sensible
: textualité et transtextualité, oralité - verbal
art -, techniques du corps, danse, musicalité, ornementation,
polysensorialité, états émotionnels.
Institutionnalisées, les croyances composent des
synesthétiques codifiées aussi pressantes sinon
plus que les doctrines dont la connaissance est
souvent approximative. Les arts - au sens large du
terme - paraissent : être intimement associés à l'expression
primordiale des croyances qui, en retour,
nourrissent les imaginaires qui les fécondent. La
perception attentatoire de certaines formes artistiques
par le croyant ne serait-elle pas le contre-coup
de cette symbiose des éléments sensibles de
la conviction ?