Les figures du destin dans les romans de Malraux

En 1938, dans le numéro de l'été de la revue Verve, Malraux définit ce
que signifie, pour lui, le mot destin : «La conscience qu'a l'homme de ce qui
lui est étranger et de ce qui l'entraîne ; du cosmos dans ce qu'il a d'indifférent
et dans ce qu'il a de mortel ; l'univers et le temps - la terre et la mort.»
Ainsi, grâce à des grilles de lectures multiples et, surtout, en répertoriant les
mots-clés et en analysant les scènes capitales des romans de Malraux derrière
lesquelles se dessine l'image de la prison, André Nolat s'efforce de cerner le
concept de destin tel que le conçoit l'auteur de La Condition humaine.
Cet essai original a été très favorablement accueilli par Jean-Claude
Larrat, un des meilleurs spécialistes universitaires de l'oeuvre de Malraux.
«Il me semble, écrit-il à l'auteur, que votre lecture des romans de Malraux
est, en fait, le développement d'une pensée très personnelle (...). Ces romans
vous servent d'appui à une remarquable et passionnante méditation qui
révèle également une vraie et très riche culture philosophique et littéraire,
mobilisant avec une pertinence très suggestive Péguy, Claudel, Barrès,
Mac Orlan, Camus ou Norman Mailer, parmi beaucoup d'autres. J'ai
trouvé particulièrement convaincantes vos pages sur la peur ou celles sur
l'humiliation, entre autres.»