Jacques Villeglé, mémoires

Pour son 90<sup>e</sup> anniversaire, Jacques Villeglé s'est mis à l'épreuve de l'installation.
Dans l'exposition Mémoires , sur les quatre panneaux du socle en verre de la sculpture centrale - une réplique de Fils d'acier - Chaussée des Corsaires (Saint-Malo) de 1947 -, il dessine carrés magiques ou spirales et emprunte à l'art poétique de Victor Segalen, Tristan Corbière ou Arthur Rimbaud. Cette appropriation donne lieu à une multiplicité d'associations transposées dans son Alphabet socio-politique, sorte de kaléidoscope très personnel d'images visuelles de son passé. Mais Jacques Villeglé a aussi décidé de se confronter à l'un des grands esprits du XX<sup>e</sup> siècle, Guy Debord, dont il détourne allègrement, en quatre grandes fresques murales, quelques pages du livre Mémoires qu'il a réalisé avec Asger Jorn à la toute fin des années 1950.
For his 90<sup>th</sup> birthday, Jacques Villeglé takes on the demanding task of installation. In Mémoires exhibition, on the four panels of the glass pedestal supporting the central sculpture - a replica of Fils d'acier - Chaussée des Corsaires (Saint-Malo) , 1947 - he draws magic squares or spirals, and borrows from the art of poetry by Victor Segalen, Tristan Corbière and Arthur Rimbaud. This act of appropriation gives rise to a multitude of associations transposed into his socio-political Alphabet : a sort of very Personal kaleidoscope of visual images of his past. But Jacques Villeglé has also decided to take on one of the 20<sup>th</sup> century's great minds : that of Guy Debord. He freely diverts few pages of Mémoires , a late-1950s book by Debord and Asger Jorn, into four large frescos.