L'épopée du baron Ungern-Sternberg en Mongolie : mémoire d'un témoin sur le temps des troubles en Mongolie-Extérieure (1919-1921)

L'épopée du baron Ungern-Sternberg en Mongolie : mémoire d'un témoin sur le temps des troubles en Mongolie-Extérieure (1919-1921)

L'épopée du baron Ungern-Sternberg en Mongolie : mémoire d'un témoin sur le temps des troubles en Mongolie-Extérieure (1919-1921)
2010219 pagesISBN 9782916180106
Format: BrochéLangue : Français

«Quelqu'un de Kobdo raconta à l'auteur qu'Ungern vivait alors en

solitaire et ne sympathisait avec personne ; cependant, parfois, sans

raison aucune, la nuit "il rassemblait soudain ses cosaques, traversait au

galop la ville tout en poussant des hululements et fonçait vers la steppe

comme pour chasser le loup. C'était incompréhensible. Ensuite il

rentrait, s'enfermait et restait seul. Mais grâce à Dieu, il ne buvait pas.

N'aimant pas parler, il était toujours silencieux. C'était comme si quelque

chose lui faisait défaut". C'est ainsi, cela me revient à l'esprit à présent,

qu'un certain Kriajev de Kobdo me parla d'Ungern. Plus tard, d'autres

habitants de Kobdo apprirent à l'auteur qu'en 1914, dès la déclaration de

guerre, le baron avait aussitôt rejoint le front et avait reçu pour sa

vaillance l'ordre de Saint-Georges.

Quelque chose du Moyen Âge émanait du baron. Un atavisme légué

par ses lointains ancêtres, les Chevaliers Porte-Glaive, s'exprimait en lui :

comme eux, il avait le goût du combat et peut-être partageait-il avec eux

une foi similaire dans le surnaturel, dans l'au-delà... Car Ungern était

superstitieux. Même durant les campagnes militaires, il était accompagné

de lamas sorciers et de devins. Beaucoup profitaient de ce point faible ;

parmi eux, on a parlé d'un certain Ossendowski, auteur d'un livre intitulé

Fable avec personnages ou Hommes, dieux et bêtes. »

Dmitri Perchine

«Le témoignage de Dmitri Perchine est précieux. Non que cet

antibolchevique convaincu ait fait preuve d'impartialité dans ses

mémoires, ni tout su des informations dont disposait l'état-major

d'Ungern, ni encore tout saisi des événements survenus en pays mongol

entre 1920 et 1921. Mais par son jugement mesuré, son souci de noter de

façon précise les rumeurs entendues (toujours signalées comme telles) et

les faits dont lui-même fut le témoin oculaire, Perchine rend compte de

la personnalité et de la brève carrière du général Roman von Ungern-Sternberg

sous un angle moins exalté que celui auquel on est habitué.»

Dany Savelli

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