Ma ligne de conduite

«Soit ce type est fou, soit c'est un génie !», s'est exclamé son premier
copilote, vert de peur, en sortant de sa voiture.
Sébastien Loeb, en fait, est un passionné de vitesse poussé par la rage
de vaincre. Enfant casse-cou, adolescent turbulent, il a plaqué l'école,
enchaîné les petits boulots et les virées pétaradantes entre copains, en
mob puis en voiture. Dans le seul but d'aller toujours plus vite et d'être le
premier. Quand il aborde le rallye, c'est la révélation. Il sera pilote.
Des galères de débutant jusqu'au jour où Citroën le prend sous son aile, le
surdoué autodidacte découvre les rouages d'un sport exigeant. La rigueur,
le travail d'équipe, les journées de cagnard à 60° dans l'habitacle, les
grosses frayeurs et les déceptions, mais aussi l'adrénaline pure, le pouls
à 175, l'euphorie de la course et des moments de grâce incomparables
dans la pampa argentine ou dans le bush australien.