La Convention de New York sur les droits de l'enfant : vingt ans d'incidences théoriques et pratiques : actes du colloque du 15 janvier 2010

Depuis son adoption en octobre 1989 puis sa ratification par la France en
janvier 1990, la Convention de New York sur les droits de l'enfant (CIDE) n'a
cessé de susciter d'importants débats. Les plus ardents défenseurs du texte
n'ont pas manqué de mettre en évidence l'utilité d'une telle déclaration des droits
fondamentaux de l'enfant. En face, ce texte a suscité de nombreuses critiques.
L'on a pu souligner ainsi le risque encouru par l'ordre juridique interne. Ce dernier
serait menacé par l'essor de notions floues et, notamment, par le fameux «intérêt
supérieur de l'enfant» qui doit être une préoccupation primordiale, selon le
désormais célèbre article 3.1.
La préoccupation pour l'enfant a fait apparaître dans le domaine juridique des
notions chères aux sciences sociales et à la psychologie. Souvent peu habitués
à l'essor du «développement personnel» de l'enfant ou placés face à la délicate
appréhension du seuil de maturité, les juristes recherchent des règles de droit
précises et prévisibles. L'évaluation des normes contemporaines du droit de
l'enfance, profondément marquées par la CIDE, s'impose donc comme une
impérieuse nécessité.