Je suis un mauvais garçon : journal d'une exploratrice des rythmes et des sons : suivi de correspondances avec Catherine Pozzi

« La figure de Beethoven aux méplats saillants, le nez, la bouche, du même large dessin que le masque célèbre [...]
Aucune figure humaine n'est aussi fascinante. » C'est ainsi que Catherine Pozzi décrit Marie Jaëll (1846-1925) dans son Journal .
« Un nom d'homme sur votre musique , lui écrivait Liszt, elle serait sur tous les pianos . » Près d'un siècle après sa mort, on redécouvre l'oeuvre d'une compositrice exigeante et audacieuse qui a dû lutter toute sa vie pour s'imposer dans un univers d'hommes.
Mais outre une méthode de piano qui fait toujours référence, Marie Jaëll a laissé aussi de nombreux écrits intimes et lettres qui révèlent une personnalité hors normes, avide de pensées neuves et de défis. « Je suis un mauvais garçon , écrivait-elle en 1877. Je travaille, je travaille, je travaille et je me porte à merveille... [...] Je suis un être neuf, tout neuf, qui ne fait qu'écrire et plonger en soi-même. »