Frantisek Kupka : la collection du centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne : exposition, Vaduz, Kunstmuseum Liechtenstein, 28 mars-9 juin 2003, Lausanne, Fondation de l'Hermitage, 26 juin-12 oct. 2003, Strasbourg, Musée d'art moderne et contemporain, nov. 2003-février 2004...

Cet ouvrage constitue le premier catalogue complet
et analytique des oeuvres de Frantisek Kupka
conservées dans la collection du Centre Georges
Pompidou. Riche de cent soixante-six oeuvres -
soixante et onze peintures, quinze pastels et
quatre-vingts dessins, gouaches et gravures -,
largement issu de la donation faite en 1963 par
la veuve de l'artiste, Eugénie Kupka, cet ensemble
est le seul au monde à offrir, par son ampleur
et sa diversité, une vision exhaustive de la
production changeante et complexe de Kupka.
Pour la période abstraite, qui a fait la renommée
de l'artiste tchèque, son intérêt est même exceptionnel,
car il compte les séries capitales des
Plans par couleurs (1909-1911), des Ordonnance
sur verticales (1911-1913) et des Plans verticaux
(1912-1913), considérés par Alfred H. Barr comme
«les premières abstractions géométriques pures
de l'art moderne». L'autre orientation majeure de
la peinture abstraite de Kupka, fondée sur les
«formes circulaires», entreprises parallèlement dès
1912, est somptueusement représentée par l'un
des chefs-d'oeuvre de la collection, le monumental
panneau Autour d'un point , dont la réalisation,
poursuivie pendant dix ans (1920-1930), témoigne
d'un processus spécifique de reprises régulières
du canevas original, révélateur d'un travail issu
à la fois d'un profond mûrissement intellectuel et
d'une inquiétude spirituelle qui font l'originalité
et la grandeur de l'oeuvre de Kupka.
Avec une biographie illustrée de documents parfois
inédits et des textes de spécialistes confrontant
l'oeuvre picturale aux écrits de Kupka, le catalogue
fait le point sur les derniers apports de la recherche.
Ils éclairent d'un jour nouveau la création et la
personnalité d'un artiste hanté par «le trouble
moderne», qui constituait pour André Breton
la marque de notre temps.