La folie à l'opéra

Du couronnement de poppée , de Monteverdi (1643)
à Jacob Lenz , de Wolfgang Rihm (1979), les dérèglements
de l'esprit n'ont pas manqué de trouver place à l'opéra. Les
compositeurs ont parfaitement vu que les «scènes de folie»
leur offraient l'occasion de donner libre cours à leur talent et
à leur inspiration.
L'histoire de la folie - aussi bien dans sa connaissance médicale
que dans ses représentations sociales et philosophiques - croise
celle de l'opéra qui éclaire à son tour l'idée que l'on se fait de
la déraison. Entrelaçant leur passion de mélomane et leur
expérience clinique, les auteurs explorent ce dialogue entre
l'art et la science.
Mais, comme se le demande le grand chef d'orchestre James
Conlon dans la préface, l'opéra lui-même n'est-il pas folie ?