Ernestine

Débauché, délinquant, transgressif, subversif, Sade a toujours été un
auteur clandestin. Il ne publia des textes sous son nom que vers la fin
de sa vie. Sa liberté de penser, son athéisme et sa plume lui ont valu
vingt-sept années d'emprisonnement, et ses oeuvres pornographiques,
objets de scandale et d'effroi, ont été systématiquement interdites
à leur parution. L'anathème dura jusqu'en 1960 ! Aujourd'hui,
il est passé à la postérité. Le mot «sadisme» figure dans tous les
dictionnaires et est transposé dans toutes les langues. Son oeuvre a
trouvé sa place dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Ernestine ressemblerait presque à un marivaudage : Herman aime
Ernestine, mais la veuve Scholz aime Herman, tandis que le comte
Oxtiern aime Ernestine. Scholz et Oxtiern s'allient pour empêcher
l'union heureuse des tourtereaux. Mais avec Sade, le marivaudage
tourne au conte pervers et cruel.