Le voyage de Vlad à Frisco ou La pluie

«N'y avait-il pas une interprétation plus simple
de l'histoire avec Aurélie ? Quoi par exemple ? - Un
happage par la littérature ! au lieu de ces prises de
tête anthropogogologiques !»
De ce propos très scient, très culturé, Vlad
déduisit sans états d'âme qu'Otis était... Otis.
La Vérité peut advenir dans la nuit du Hameau :
à preuve, l'histoire de Vlad, qu'on tire du sommeil,
qu'on arrache à ses routines, pour un voyage de nuit,
genre traque, au travers du Territoire. Rien n'y
manque. Ni la conduite intérieure noire, ni
l'Émissaire (Népos), ni l'arme (le rasoir), ni
l'énigme... Comme de bien entendu un voyage en
cache un autre et celui de Vlad n'échappera pas à la
règle commune. Il y aura donc aussi Dieu (Otis) et
ses saints. Donc après la fantasmagorie de... Salers
et ses femmes-martyres, c'est d'Aurélie qu'il sera
assez longuement question. Ah, Aurélie, et ses petits
tennis naf-naf !... Puis à l'indienne, la descente à
pieds vers Mende (oui, la grandiose, oui, l'utopique)
et enfin la rencontre d'Otis, le Désiré, l'Attendu. Mais
Otis n'est pas Otis, au bout du bout du compte, et c'est
fiasco sur toute la ligne. Et fausses, les mirifiques
promesses. Mais Frisco ? Frisco ? you rascal you !
Patience, bouillant lecteur : on ne te le répètera
jamais assez, un voyage en cache un autre.